Le dodécaèdre bosmeri

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Abrégé :
Galswinthe vient trouver Reylïn Xïobë car elle a de forts soupçons sur la relation entre l’acquisition d’un objet qui lui a été montré à l’issue d’un mariage, et la soudaine maladie d’une de ses consœurs, la promise, pourtant en pleine santé la veille. Pour des motifs inconnus, sa propre initiative semble l’indisposer quelque peu. Elle est encore partiellement en tenue de cérémonie : un indice de sa hâte et de son égarement. 
 
Description de l’objet :

Un artefact en bois de conception bosmer, selon toute vraisemblance. Il adopte la forme d’un dodécaèdre, et on ne saurait dire à première vue s’il s’agit d’un objet utilitaire, décoratif ou bien des deux.
Sur ses douze faces, il est tapissé de vingtaines de figurations qui effigient des têtes inconnues à l’expression muette et recueillie. Si l’on vient à exercer une force sur elles, elles émettent un petit cliquetis et s’enfoncent légèrement dans le corps de l’objet.
L’association d’idée la plus claire qu’évoquent ces signes est la bénédiction nuptiale : et pour cause, le panneau le plus en évidence manifeste la scène de la liaison des mains entre la Dame Verte et son Silvenar, tandem que l’on se propitie dans certains rites matrimoniaux au bois de Graht. Tout comme les autres représentations, chacune de ces deux têtes est sensible à la pression. Entre le couple, on aperçoit une boisson, le célèbre rotmeth bosmeri indispensable à tout mariage.
Une évidence se révèle vite à celui qui le manipule : s’il s’agit de trouver un ordre particulier à tous ces boutons qui font du bibelot une espèce de parodie grotesque d’accordéon, il faudra des éternités sur des éternités pour trouver la bonne combinaison, s’il y en a.  

 

Observations et problématiques :

- L’objet est sensible aux tensions physiques et surtout magiques qu’on lui applique. En guise de menace, ou peut-être pour manifester une propagation de la malédiction, une tête feignant celle de l’observateur « pousse » en apparence sur le panneau principal quand on manipule trop l'objet. Reylïn a remarqué qu’elle ressemblait aux autres, mais ne jouait pas dans son support quand on la pratique.

- Les protections mènent au piège, alors qu’il serait pourtant plus naturel que l’inverse se produise : le piège servant de protection pour empêcher un accès.
 
Manipulation principale, découvertes et hypothèses :

Reylïn a repéré dans les sinuosités du dodécaèdre de petites gouttières encore dégoulinantes d’une substance coagulée en restes caillés. Une fois assurée, à l’odeur, que le contenu de la gourde était bien le rotmeth qui avait servi à la cérémonie de la veille, l’hypothèse lui est venue qu’il s’agissait de la même mixture. À l’issue de quelques essais plutôt concluants, le lien entre le rotmeth et l’artefact, selon toute probabilité, a semblé authentique à l’experte. La possibilité que l’auteur de la malédiction soit le mari a été émise : n’aurait-il pas tout à y gagner, sur le plan successoral ?
Quoi qu’il en soit, après avoir appuyé ses doigts sur les deux mariés du panneau principal, puis versé avec astuce une partie du contenu de la gourde dans les sillons asséchés, l’objet s’est mis à craqueler puis à s’ouvrir enfin, finissant par révéler son contenu à la Dunmer et la Bosmer.
 
Résultats :

L’œil expert de Reylïn et son matériel de pointe ont obtenu les résultats suivants :

- Découverte d’un phylactère, relié par un tendon d’animal aux parois du dodécaèdre : si une des façades avait été ne serait-ce que légèrement brutalisée, il se serait autodétruit. Les manipulations magiques de Reylïn permettent de découvrir qu’il contient une concentration d’énergie vitale, ponctionnée sans l’ombre d’un doute à la mariée, et non un fragment d’âme, ce qui écarte la piste nécromancienne.


L’action du phylactère, à l’air libre, sur ceux dont la tête a poussé sur une des faces. Sans réussir à se l’expliquer complètement, la malédiction paraît à priori non léthale, et plutôt conçue pour débiliter, donner des sensations de morbidité.

Tentative d’identification de l’auteur de la malédiction, qui a abouti. La Dunmer a pu alors entrevoir les traits doux d’une bosmer blonde, de celles dont le pouvoir réside dans leur chant… Traits appartenant à la mariée en personne


Conclusion :

En réaction à l’altération des traits de Galswinthe, et du figé de ses sourcils si froncés qu’on pouvait jurer qu’ils allaient fusionner, Reylïn a fourni l’hypothèse – moins scientifique, et avec un fond de jouissance cynique – qu’elle avait sans doute été promenée dans le but de temporiser sur place. Face à cette proposition, la Bosmer est entrée dans un état de colère inexpliqué, accusant la Dunmer d’incompétence et de charlatanisme. Elle s’est alors saisie de l’abri scellé que la spécialiste lui tendait pourtant généreusement, et est encore partie brutalement, avec des menaces pour seul remerciement, une moue glacée pour tout paiement.
Tous ces efforts et ces dons de soi, pour cette ingratitude… Ah, être quelqu’un de vraiment intelligent, quelle vie de chien ! …
 
N’a pas essayé de : 
           
[Jet de perception raté] Les figures semblent toutes se ressembler. Lasse au bout de la quarantième, ton attention se relâche, même si tu les inspectes toutes. On dit pourtant que le diable est dans les détails

S'efforcer de trouver une combinaison correcte en vérifiant si certaines touches sont plus usées que d’autres. 

Associer des empreintes, (celles de l’artefact, celles de la gourde, celles de Gaslwinthe), les comparer magiquement. 

- Boire le rotmeth, et voir comment cela agit sur ceux qui sont apparus sur le panneau, donc potentiellement maudits. Voir si cela a un effet sur ceux qui n’y figurent pas.

- Faire « sauter » de leur endroit les têtes nouvellement poussées, ou les détruire.

 

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