GALSWINTHE
Pousse sauvage



Identité :

Prénom : Galswinthe
Âge : jeune adulte
Taille : 1m55
Race : Bosmer
Sexe : Féminin
Alignement : Neutre Strict


Apparence :

Un ventre dur, habitué aux suées, campé sur deux jambes courtes et nerveuses, cuites et recuites par des milliers de soleils : Galswinthe offre un volume sec, aguerri par l’exercice, et n’a rien du velours et de l’amorti de la fille des villes. Elle est, en somme, taillée pour escalader des souches, bondir par-dessus des allées de ronces, dévaler des avenues de racines ; toute son anatomie fait deviner la boule de nerfs et transpire la garçonne. On peut y annexer une forte odeur de sueur, de feuille verte et de bois mouillé, qu’elle traîne la plupart du temps avec elle.Levez les yeux, vous trouvez le modelé d’une gorge brève, dont un sein que l’on devine déformément atrophié par l’absence de renflement de la tenue ; ses mouvements, quand ils sont amples, divulguent parfois une brûlure rosie par la cicatrisation vers le haut de la clavicule.  

Mais ce qui domine et frappe tout de suite, c’est le tracé des excisions pratiquées sur le visage, tout cet épiderme de lignes et de figures décousu par l’aiguille ou le couteau : cette note donne l’aspect farouche et intimidant à son mètre cinquante-cinq, court même pour une Bosmer. Plus haut enfin, on relève la ride froncée du milieu des sourcils, l’empreinte d’un naturel anxieux, et la ligne des cheveux, dont l’esthétique a été sacrifié sur l’autel de l’efficacité, refoulés en tresses pour ne pas gêner le tir.



Moralité :


    À parler franc, il est difficile de situer la Bosmer de manière très tranchée. Par sa nature et son éducation – aussi pragmatique qu’elle ne fut intellectuelle –, elle devait invinciblement lire le monde à travers l’œillère de la loi du plus fort. Par tous les dieux devant qui se prosternent les gens de Tamriel ! Les loups ne seraient pas tels si d’autres n’étaient pas des agneaux, et il n’y aurait pas de renards s’il n’y avait personne pour se faire poules. Conséquence, ce qui n’atténue rien : Galswinthe prend l’indigence de pitié pour un gage d’honneur, la pitié reçue comme la dernière des humiliations. 

Ce qui vient tamiser un peu tout cela, c’est une franchise à toute épreuve et un certain zèle dans le service ; c’est un bon compagnon, à défaut peut-être d’une bonne compagnie, et on ne peut résolument pas l’inculper de traîtrise. Pour la condenser : elle préférera bien plus vous confier, dans la plus parfaite amitié, qu’elle n’hésitera pas à se retourner contre vous si des décisions inconsidérées continuent de léser le groupe, plutôt que de subir en silence, et finalement disparaître au milieu de la mêlée.  

On pourrait dire qu’elle tient le milieu entre l’individualisme et le don de soi. 



Caractère :

 

Une jeune adulte plein de sève, qui s’est éclose au milieu des essences forestières sous le son tonique et cadencé des cors. Habituée aux hématomes, aux croûtes qui grattent, à la bave et au sang, fonçant nuque la première, elle a toute la vitalité et l’impulsivité qui appartiennent à son âge. 

Ce qui saute à l’œil – et peut faire parfois hausser les épaules –, c’est avant tout son obstination et son sens de la compétition proches de la névrose. Le talent est aux performants et aux résolus, pas aux oisifs et aux déréglés ; et pour avoir de l’atout, il faut chercher le défi, partout, et en toute circonstance.

En société, très curieusement, on trouve une femme sans charisme ni paraître, en qui il ne traverse pas même l’idée de poser quand on la regarde. Ni vraiment volubile, ni tout à fait taciturne, elle passe le plus souvent incognito et c’est une chose qui, semble-t-il, lui convient très bien.  

Mais à la percer un peu, on découvre un être un peu plus épais, très franc, bien plus capable de se remettre en question qu’il ne semble, et dont l’hypertrophie de confiance n’est peut-être, somme toute, que le trompe-l’œil d’une anxiété trop longtemps contenue. Pour achever le tableau, ajoutez des pulsations de colère très mal dominées, une aptitude à aimer de toutes ses forces et à détester en proportion, et vous avez Galswinthe.



Entourage :

    Galswinthe est le rejeton d’une famille dévote établie dans une localité peu frayée, au nord du bois de Graht. Depuis le fond des âges, toute sa parenté révère Y’ffre et respecte le Pacte-Vert. Préférant la discrétion, leur nom est sur très peu de bouches, et pour le connaître, il faut ou être un autochtone, ou connaître la région comme ses propres terres.  

Elle qui était stationnée depuis très longtemps dans l’isolement de son village, l’a pourtant quitté récemment sans annonce ni manifestation. Quelque chose l’a jeté sur la route, mais quoi diable ? Et pour aller où ?